- Mon fils. Un jour, tu verras, tu comprendras. Tu te rendras compte à quel point ton rôle compte pour nous. Et combien il est dur d'y faire face. Mais tu dois tenir, mon fils. Tu le dois, car nous sommes tous au même trombonne, actuellement. Je te prie de te comprendre.
C'est ainsi que Jean sû qu'il était fils. Seulement, rien n'aurait pu l'aider mieux à comprendre qu'une fermentation maison. Il se décida alors à écouter les paroles du sage tenant lieu de père, et de s'en tenir à sa volonté propre.
- Bien, mon fils , continua son père. Tu peux vaquer à tes occupations, à présent.
Et Jean se leva de sa chaise. Jamais son esprit turbulent ne l'avait porté aussi loin.
Lorsqu'il sortit de chez lui, le jeune homme croisa Madrid, son fidèle Maître chien.
- Ah, Jean ! l'interpella-t-il. Alors, ça y'est, le grand jour? Tu es fils, dorénavant.
- Faut-il bien croire ce que nous en pensâmes... répondit murmurement Jean.
- T'en fais pas, va !
Et Jean alla. Il en était ainsi depuis qu'il était fils.
Jean marcha dans la ruelle sombrement éclairée de la nuit. Lorsqu'il leva les yeux au ciel, il apperçut alors une once de teinte verdâtre parsemer le domaine céleste.
- Le ciel est rouge. Cela signifie que beaucoup de sang à coulé cette nuit.
Et il se mit à courir.
Ne sachant où aller, Jean vaggabondait d'esprit en idée. Depuis qu'il était fils, l'ouverture s'offrait à lui. Mais, brusquement, le jeune homme eut une pensée mélancolique.
- Je vais aller me repêtre de ma fameuse journée... songea-t-il.
Jean rageait. Au plus profond de lui même.
Jean errait alors sans voix, sans voie, sans voir. C'était la dure labbeur du fils. Calsomnie et Couardises ne cessaient de se mêler à sa route semée d'embûche.
Par dessus le marché, Jean se balada sans avoir idée de comment et alors il était installé sans autres éllucubrations. Jean le savais.
Mais avant tout, il faut le savoir. Il faut le ressentir. Rien ne serais désormais identique.
Jean était fils.
Babou Boubou, "Le sang du fils", 2010.
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